C'est assez tardivement, au XVIe siècle, que Nabeul s'initia à l'art de la terre cuite. Il semble que des potiers berbères de Guellala attirés par la bonne qualité des bancs d'argile du Cap Bon ainsi que par la richesse du sol et de la mer, y ont établi leurs ateliers.
De ces origines jerbiennes les potiers actuels conservent le nom de Jraïbia et celui de leur ancien quartier Guelta. Ils ont également hérité les procédés de leurs ancêtres insulaires. Au XVIe siècle des réfugiés andalous se sont installés à leur tour faisant profiter l'industrie de la terre cuite des méthodes qui ont fait leur preuve dans leur pays d'origine.
Les Romains appelaient le Cap Bon le Beau promontoire. Il renferme les terres les plus fertiles du pays. Sa population est d'origine berbère. Les guerres et les invasions ont amené ici d'autres groupes humains. Les éléments les plus importants ont été les Hilaliens venus d'Orient, les Maaouines venus du Maroc et les Andalous venus d'Espagne.
La richesse du sol, la douceur du climat et le dynamisme des hommes ont fait de la région un jardin au-dessus de la mer : vigne, orangers, citronniers, bergamotiers, bigaradiers. Jasmin et rose. Et des cultures maraîchères.
A faible distance de Hammamet, se trouve Nabeul qui constitue le deuxième pôle touristique de la région. Les plages sont, là aussi, belles et étendues. Mais l'ancienne Neapolis a un autre attrait : elle est un des hauts lieux d'un artisanat dynamique et diversifié, dont les branches les plus importantes sont, sans aucun doute, la poterie et la céramique.
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